Le Chef Alain FONTAINE analyse la loi « Doggy Bag »

« Il n’y avait pas besoin de passer par un texte contraignant. Pour les restaurateurs, le doggy bag devait rester une démarche naturelle et volontaire. »

« Hubert Jan, le président de la branche restauration de l’UMIH (Union des Métiers et des des Industries de l’Hôtellerie) ne décolérait pas dans la journée de lundi. La raison de son courroux : le vote dimanche d’un texte à l’Assemblée Nationale, rendant progressivement obligatoire la mise à disposition du doggy bag (appelé aussi gourmet bag) chez tous les restaurateurs.

Cette loi a pour objectif annoncé de lutter contre le gaspillage alimentaire. Chaque année, en effet, les pertes et gaspillages représentent 21 kilogrammes de nourriture par Français et par an dans la restauration collective et commerciale. Cet argument, pourtant, semble loin de convaincre les professionnels. « Une énorme majorité des restaurateurs s’opposent à ce que le doggy bag devienne une norme » soutient Laurent Fréchet, le président du GNI-SYNHORCAT (Groupement National des Indépendants de l’hôtellerie et de la restauration).

« En France, on observe une culture du plat à ne pas gâcher. Il peut être mal vu de laisser des restes » analyse Alain Fontaine, Maître Restaurateur au Mesturet dans le deuxième arrondissement de Paris. Depuis une dizaine d’année, Alain Fontaine achète des sacs qu’il paye 1,20 euro l’unité et met ensuite à la disposition de ses clients… »
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